Avertissement: en cas d'orage ou de fortes précipitations, la petite route du Laverq est régulièrement coupée dans le secteur des Clarionds tantôt par des ravinements, tantôt par des éboulements ....
Mais que cela ne vous décourage pas complètement: si la météo a été clémente depuis plusieurs jours une petite pluie ne causera pas de catastrophe. Sinon vous pouvez stationner aux Clarionds mais cela allonge notablement la balade.
Courageux mais pas téméraire, j'ai attendu une fenêtre météo favorable pour m'aventurer dans ce vallon du Laverq que je commence à bien connaître.
Donc, il faut quitter la D900 au Martinet et prendre cette petite route. Elle est vraiment petite, les croisements peuvent être difficiles, et sur la fin elle peut être en assez mauvais état (voir ci-dessus). La vitesse dépasse rarement 30km/h et compte tenu des 12 km que vous aurez à parcourir jusqu'au dernier parking autorisé, il faudra avoir prévu du mou dans votre planning.
Après les Clarionds la route devient très bon chemin, mais après l'abbaye du Laverq (photo 01) le très bon chemin n'a plus de carrossable que le nom. Si votre véhicule ne vous permet pas de franchir le dernier petit km, vous pouvez stationner au Laverq.
Après la barrière signifiant la limite de circulation autorisée (parking obligatoire), le chemin est utilisé à la fois par le GR56 et par un sentier découverte. Il suit le large fond de vallée alluvial de la blanche du Laverq. Vous pouvez y rencontrer des troupeaux ou des chevaux en liberté.
Au bout d'une heure de marche facile vous arrivez à une agréable aire de pique-nique (photo 02) où la vallée s'étrangle. L'ascension commence alors par une piste qui grimpe dans la forêt. Quelques dizaines de mètres plus haut existe au bord du chemin une petite source aménagée en abreuvoir par les bergers. Vous y trouverez un gobelet plastique dissimulé sous un caillou. Vous risquez d'en avoir besoin au retour. Rincez-le bien après usage.
A la maison forestière de Plan Bas (1835m - photos 03 et 04) la piste fait place à un sentier qui traverse la clairière à droite avant de s'enfoncer sous les sapins. Peu après, à la bifurcation, laissez le sentier de découverte pour suivre à gauche le seul GR56 vers la tête de la Sestrière.
Le sentier est bien marqué et bien balisé, aucun problème pour se diriger. Quelques passages plus ou moins aériens (photo 05) agrémentent la randonnée. Un peu plus haut un reste de neige dans un fond de ravine (photo 06) dévoile le principal danger des névés: ils sont souvent creux.
Après le passage en forêt se présentent à peu de distance l'une de l'autre deux difficultés sérieuses. Deux ravines pentues aux flancs terreux et gravillonneux, assez glissants, et où la trace est peu marquée. La sortie de l'une d'elles est équipée d'un câble bien utile pour franchir le passage délicat qui suit.
La suite est une formalité. Le sentier grimpe régulièrement dans un alpage pentu mais peu accidenté, ras et sec en cette saison.
Arrivé au sommet (photo 07) vous avez le bonheur de narguer de près la Grande Séolane (photo 08) et ses 2909m. Vous pouvez aussi constater tristement qu'il aurait été beaucoup plus facile et rapide de partir de la Foux d'Allos (photo 09) ou du col d'Allos. Mais sans difficultés, où serait le plaisir? La photo 10 donne un aperçu général de l'itineraire.
Retour par le même chemin.
C'est une belle randonnée, longue et assez accidentée, qui présente l'avantage pour les solitaires d'être peu fréquentée du fait de son accès dissuasif. Le sommet lui-même risque toutefois d'être plus encombré car il est beaucoup plus accessible côté Allos.
Vous pouvez visualiser parfaitement tout l' itinéraire sur la carte IGN du site Géoportail.fr.
La particularité de cette randonnée c'est de partir d'une altitude respectable ce qui permet d'arriver vite et avec peu d'efforts à des panoramas qu'on ne peut admirer habituellement qu'après des heures d'ascension.
C'est une balade très courue et si vous y allez par beau temps en pleine saison vous risquez d'avoir du mal à trouver de la place au parking. Sa difficulté réside plus dans sa longueur que dans ses déclivités ou sa technique, mais il est toujours possible de faire demi-tour à tout moment. Un bon nombre de promeneurs ne vont d'ailleurs qu'au lac du Plan des Eaux.
Pendant la première demi-heure le sentier monte doucement et régulièrement (photos 01 et 02) en serpentant un peu. Le franchissement de la zone rocheuse des Lisières (photos 03 et 04) ne pose aucun problème, puis le sentier atteint son altitude moyenne de croisière pseudo-horizontale (photo 05).
L'absence d'effort et de difficulté laisse alors tout loisir de contempler les sommets de la rive gauche de l'Arc, avec leurs 3000m et leurs glaciers étincelants (photos 03, 05 et 06). Au passage s'offre une belle perspective sur la haute vallée de l'Arc, de Bonneval à la plaine de Bessans (photo 07).
Vous arrivez bientôt au lac du Plan des Eaux, très peu profond, qui se déverse dans le ruisseau de la Mandettaz. Petit ruisseau que l'on franchit aisément pour entamer une longue descente en pente douce (photo 08) interrompue seulement par un bref raidillon qui redonne un peu de hauteur avant d'arriver au lac du Pys, sec en cette saison. Les déclivités deviennent ensuite un peu plus marquées, mais rien d'inquiétant.
Vous pouvez voir de loin la cascade du ruisseau du Montet (photo 09) avant de le franchir (photo 10) sur une passerelle en bois. Le refuge du Carro se voit aussi de très loin (photo 11). Vous y arrivez dans un univers rocheux (photo 12) qui change de la platitude précédente!
Si la perspective de retourner par le même chemin ne vous tente pas et que vous avez la possibilité de vous faire rapatrier depuis l'Ecot, vous pouvez y descendre directement (photo 13) en 1h45 environ.
Depuis le refuge il faut rebrousser chemin pendant quelques minutes et vous trouvez le sentier bien marqué qui descend à gauche vers l'Ecot (photo 14). Vous allez passer en aval de la cascade du ruisseau du Montet que vous allez franchir cette fois sur un petit pont de pierre (photo 15).
Un peu plus bas le ruisseau a creusé un joli canyon (photo 16) que le sentier contourne facilement et après un court passage aérien vous retrouvez l'alpage pour aboutir sur le chemin de la Duis (photo 17) qui conduit à l'Ecot.
Cet itinéraire fait partie du GRP du tour de haute Maurienne. vous pouvez le visualiser facilement sur la carte IGN du site Géoportail.fr.
C'est une balade très courue et si vous y allez par beau temps en pleine saison vous risquez d'avoir du mal à stationner au parking. Sa difficulté réside plus dans sa longueur que dans ses déclivités ou sa technique, mais il est toujours possible de faire demi-tour à tout moment. Un bon nombre de promeneurs ne vont d'ailleurs qu'au lac du Plan des Eaux.
Pendant la première demi-heure le sentier monte doucement et régulièrement (photos 01 et 02) en serpentant un peu. Le franchissement de la zone rocheuse des Lisières (photos 03 et 04) ne pose aucun problème, puis le sentier atteint son altitude moyenne de croisière pseudo-horizontale (photo 05).
L'absence d'effort et de difficulté laisse alors tout loisir de contempler les sommets de la rive gauche de l'Arc, avec leurs 3000m et leurs glaciers étincelants (photos 03, 05 et 06). Au passage s'offre une belle perspective sur la haute vallée de l'Arc, de Bonneval à la plaine de Bessans (photo 07).
Vous arrivez bientôt au lac du Plan des Eaux, très peu profond, qui se déverse dans le ruisseau de la Mandettaz. Petit ruisseau que l'on franchit aisément pour entamer une longue descente en pente douce (photo 08) interrompue seulement par un bref raidillon qui redonne un peu de hauteur avant d'arriver au lac du Pys, sec en cette saison. Les déclivités deviennent ensuite un peu plus marquées, mais rien d'inquiétant.
Vous pouvez voir de loin la cascade du ruisseau du Montet (photo 09) avant de le franchir (photo 10) sur une passerelle en bois. Le refuge du Carro se voit aussi de très loin (photo 11). Vous y arrivez dans un univers rocheux (photo 12) qui change de la platitude précédente!
Si la perspective de retourner par le même chemin ne vous tente pas et que vous avez la possibilité de vous faire rapatrier depuis l'Ecot, vous pouvez y descendre directement (photo 13) en 1h45 environ.
Depuis le refuge il faut rebrousser chemin pendant quelques minutes et vous trouvez le sentier bien marqué qui descend à gauche vers l'Ecot (photo 14). Vous allez passer en aval de la cascade du ruisseau du Montet que vous allez franchir cette fois sur un petit pont de pierre (photo 15).
Un peu plus bas le ruisseau a creusé un joli canyon (photo 16) que le sentier contourne facilement malgré un court passage aérien, et vous retrouvez ensuite l'alpage pour aboutir sur le chemin de la Duis (photo 17) qui conduit à l'Ecot.
Cet itinéraire fait partie du GRP du tour de haute Maurienne. vous pouvez le visualiser facilement sur la carte IGN du site Géoportail.
J'ai fait cette rando fin septembre avec un temps couvert, sans pluie, mais froid et avec un vent glacial en altitude.
Jusqu'au refuge, la trace est bien marquée du début à la fin, balisée quand il le faut, et ne présente aucune difficulté particulière, même si la pente est parfois un peu marquée.
Le sentier progresse au début dans des taillis plus ou moins denses (photo 01), puis c'est l'alpage qui domine. On a de belles vues plongeantes successivement sur l'Ecot (photo 02) puis sur Bonneval (photo 03). A l'approche du refuge la pente se fait plus douce (photo 04) et dévoile le cirque des Evettes et ses lacs.
Pause au refuge (photo 05) puis il faut continuer vers la Reculaz et le sentier à John (photo 06). Au passage, nouveau coup d'oeil au cirque des Evettes (photo 07), et si vous avez un peu de temps, petite escapade vers le pont et la cascade.
Ensuite, c'est le sentier à John et une descente assez vertigineuse dans les flancs rocheux des gorges de la Reculaz.
Un premier passage équipé (photo 09) se franchit sans difficultés particulières, puis ce sont des éboulis bien pentus (photo 10) où la concentration est de rigueur.
Un second passage équipé (photos 11 et 12) plus difficile, ne necessite toutefois pas de grand talent d'alpiniste, mais réclame de l'attention. Il marque la fin de la dégringolade et le retour à des déclivités plus raisonnables.
Nous passons ensuite sur des dalles (photo 14) peu pentues heureusement mais qui seraient très glissantes avec un peu d'humidité. Ce n'est pas le cas et nous continuons sans plus nous inquiéter.
Plus bas, la trace et le balisage se font moins constants dans la rocaille, mais la direction à prendre est évidente (photo 16): il suffit de suivre la vallée. En se retournant on peut enfin voir d'en bas, mais de loin, la cascade de la Reculaz (photo 15).
A la fin le sentier se reforme et il nous fait traverser une grande prairie toute plate pour rejoindre le parking.
En conclusion, je dirai que pour profiter sereinement de cette rando si on n'est pas très expérimenté, il ne faut pas l'attaquer bille en tête en tout début de saison. Une ou deux sorties préliminaires un peu moins aériennes vous permettront de dominer votre appréhension du vide et vous aideront à retrouver votre maîtrise de la verticalité, bien utile ici.
Je pense aussi que cette rando sera plus facile dans l'autre sens, car les difficultés seront abordées en montant, mais je ne l'ai pas faite.
J'ai omis dans le topo d'indiquer la durée: 3h00
C'est une balade des plus plaisantes, sans passage en forêt, donc avec une vue toujours dégagée qui s'élargit progressivement au cours de la montée, jusqu'à donner un panorama à 360° au sommet.
Laissez les véhicules au parking dans les chalets de la Buchille (1440m). La randonnée est en deux parties bien distinctes:
1ère partie
Prenez le chemin d'exploitation quasi rectiligne (photo 03) qui monte en pente douce dans l'alpage jusqu'aux chalets de Pertuis (1585m). Aucune difficulté, c'est une promenade familiale. N'oubliez pas de refermer les barrières.
2ème partie
A Pertuis, dépassez le panneau d'information (photo 04) pour trouver dans la clôture de droite le passage aménagé où débute le sentier qui conduit au sommet. C'est une rude grimpette qui commence le long d'une belle arête au bord de l'alpage (photos 05 et 06).
Seule vraie difficulté, un bref passage rocheux (photo 07) dans une pente très raide, équipé d'un câble inutile, qui demande un peu de prudence et qui débouche sur la crête finale (photos 08 et 09).
Arrivé au sommet (photo 10, 1895m), vous découvrez malgré l'altitude relativement modeste un panorama exceptionnel sur 360°:
Côté Nord (photos 11 et 12), vous embrassez d'un coup d'oeil près de 80% de la superficie du lac Léman avec les villes côtières et avec en face le vignoble suisse et les monts du Jura.
Côté Sud (photos 13 à 16), c'est tout le nord des Alpes et ses sommets légendaires que vous avez sous les yeux. Si vous avez la chance de bénéficier d'un temps clair et ensoleillé, vous pourrez toucher du doigt (ou presque) le Mont Blanc, les Grandes Jorasses ou le Matterhorn!
Le retour se fera par le même chemin.
NB: les photos sont celles du topo.