Deux possibilités s’offrent à nous à cet endroit.
1. La première: au camping à la hauteur de la petite buvette, prendre à droite en remontant tout le terrain du camping et puis prendre à gauche et traverser le Nant des Pères. Suivre la route jusqu’au Plan des Lacs et continuer par le chemin didactique jusqu’à la buvette de Prazon en traversant le giffre par la passerelle (1012 m).
2.
La deuxième: du camping se diriger sur la route D907 et
revenir à gauche sur 80 mètres. Traverser et prendre à droite en passant par
Giffrenant (962 m) jusqu’à la buvette de Prazon. A la buvette, on peut
poursuivre sur la droite pour aller au Fond de la Combe et pour rejoindre le
Bout du Monde.
Un regard en arrière sur ce magnifique amphithéâtre nous fait dire que ce nom
“Bout du Monde” a vraiment sa place ici. Franchir par un joli chemin les
différents réseaux du Bout du Monde en tournant sur la gauche direction Chalet
du Boret.
Cet itinéraire depuis la buvette rallonge de plus d’une heure l’accès au Boret
mais le détour en vaut la chandelle surtout que la variante "Pas du Boret" doit être ou va être fermée à cause des intempéries (pluies diluviennes en 2003 / 2005 / 2007), également par manque d'entretien et surtout parce qu'elle est très dangereuse (surtout dans le sens de la descente) malgrés la présence de mains courantes (pas toujours judicieusement placées).
Du Giffre (1012 m) au Refuge de la Vogealle (1900
m), 878 mètres de dénivelé positif nous attend. Avec le Pas du Boret, quelque
280 mètres sont à effacer sur l’ardoise mais tout le reste est devant nous. La
Pointe de Bellegarde nous domine du haut de ces parois vers lesquelles le
chemin croise la Pierre du Dard (1637 m) et, enfin, après le passage d’un gros
éboulement, le Refuge de la Vogealle fait son apparition.
Hebergement : Refuge De La Vogealle [ Voir la fiche ]
Eau : Non
Restauration : Non
Ravitaillement : NonCette étape est la plus technique avec le passage
des Ottans équipé d’échelles. Tout d’abord, faisons un bout de chemin avant
d’arriver dans ce lieu “mythique”.
Après avoir quitté le Refuge, prendre le sentier
qui monte au lac de la Vogealle (1999 m). Peu avant le lac, (1975 m), dans un
petit plateau où de gros blocs de roche fraternisent avec le torrent de Vogealle,
il faut prendre à droite où 320 m de dénivelé entre lapiaz et pelouse alpine
nous emmènent à la Tête à Perua (2295 m) qui domine le Fond de la Combe.
La vue est magnifique sur le Tenneverge, la Pointe
des Rosses, le Mont-Ruan et le Petit Ruan. Une longue traversée sur ce
magnifique balcon dominé par le Mont-Sagerou nous mène au col du même nom (2395
m). Au col, la vue s’ouvre encore sur le Vallon de Susanfe et, plus loin, le
Val d’Illiez avec, en arrière plan, le Chablais, les Préalpes et le Jura. Devant
nous la Haute-Cime (3257 m), premier sommet sur l’ouest des Dents-du-Midi.
Légère montée et nous voilà à la Tête des Ottans (2549 m).
Le chemin passe un peu en-dessous de la Tête du
côté droite pour arriver au Col des Ottans (2496 m) en passant près de la Borne
en pierre.
Le randonneur qui s’engage pour faire le sommet du
Ruan prend jusqu’ici le même itinéraire et il bifurque sur la droite par
l’épaule du Petit-Ruan (2847 m). Pour nous, descente direction nord, nord-est.
Au pied du névé, suivre le chemin bien marqué et équipé de chaînes. Tôt dans la
saison, il est conseillé de se munir d’un piolet et d’une corde surtout s’il
reste encore de la neige à cet endroit.
Un peu plus bas, sur le fil de l’arête, un trou
attire notre curiosité et nous incite à avancer vers le vide.
Et c’est ici que le fameux “passage des Ottans”
avec ses 80 mètres de cheminée équipée d’échelles, d’étriers et de chaînes très
bien sécurisés nous attend.
Le premier pas est hésitant mais une fois lancé,
tout devient plus facile et l’on se rend compte que les “on dit” gonflent
souvent les difficultés de certains endroits très réputés. Le glacier des
Ottans vient lécher avec ces névés éternels le pied de ce passage. Arrivé sur
la neige, rester sur la droite tout en descendant entre les névés et les
moraines jusqu’où le chemin traverse une petite barre de rochers à environ 2160
m.
Une cinquantaine de mètres pendant lesquels il faut
faire attention mais le chemin est bien marqué et, au pied de la barre, suivre
la moraine plein nord jusqu’à un petit replat. Prendre à droite dans une petite
vire schisteuse (2020 m). Traverser deux torrents en direction de la station de
pompage (1905 m) et prendre le chemin 100 mètres à droite de la station.
Rejoindre le sentier qui vient du Pas d’Encel et
monter à l’est pour atteindre la Cabane de Susanfe (CAS), à 2102 m d’altitude.
La face nord du Ruan nous domine avec ses 940 mètres de dénivelé.
Depuis la cabane, il faut encore une heure pour
rejoindre le col de Susanfe par un chemin très agréable.
Arrivé au col, panorama splendide sur le bassin de
Salanfe.
Sur notre gauche, au nord, s’offrent à la vue les
Dents du Midi et, au sud, la Tour Sallière (3220 m) et ses deux contreforts,
l’Eglise (3077 m) et le Dôme (3138 m). En face sur la gauche les Rochers de
Gagnerie, la Dent du Salentin, les Petits Perrons et le Luisin. Pour se rendre
à la Haute Cime (3257 m), prendre le chemin qui monte sur notre gauche en
direction du nord. Mais pour l’heure, l’itinéraire du Tour du Ruan redescend en
direction du lac de Salanfe. Suivre le balisage et le tracé aménagé dans les
dalles schisteuses, tout en zigzagant dans ce terrain lunaire et très minéral.
Plus bas, un passage un peu délicat est équipé d’une main courante sur plus de
50 mètres. Il faut un peu moins d’une heure pour arriver vers les replats de
Lanvouiss (1940 m) et de là, à peu près une demi-heure pour atteindre l’Auberge
de Salanfe tout en longeant le lac.
Eau : Non
Restauration : Non
Ravitaillement : NonAprès une bonne nuit en chambre ou dortoir, nous
voilà repartis pour une nouvelle étape avec ses 1300 mètres de dénivelé positif
qui ne sont pas de tout repos pour notre corps. De l’auberge, traverser le mur
du barrage. Ensuite longer le lac par une ancienne route vers l’ouest. Au
croisement des chemins, prendre celui du col d’Emaney qui monte vers le sud et
passe en aval du lac des Ottans. Suivre alors la Combe du col. Un peu avant le
col d’Emaney, plusieurs chemins ont été tracés à cause de l’enneigement tardif
et extrêmement variable d’un été à l’autre.
Il est important de bien observer et de suivre le
balisage rouge et blanc. Pour arriver jusque là une variante intéressante se
présente à la bifurcation des chemins: prendre l’itinéraire qui amène au col de
la Golette (2469 m). Cette variante nous laisse découvrir tout en montant les
anciennes mines d’or et d’arsenics des Ottans. Vers 2300 mètres on quitte le
chemin pour rejoindre celui du col d’Emaney en allant sur la droite plein
ouest. Faire attention aux barres rocheuses. Il n’y a pas de tracés nets pour faire
cette liaison mais un peu de bon sens vous offrira un accès très praticable. Au
col d’Emaney (2462 m), monter légèrement vers l’est pour admirer le magnifique
panorama qui s’étend des Alpes bernoises en passant par les Alpes valaisannes
jusqu’au Mont Blanc. La suite se fait par la descente en direction de Belle
Combe et vers le vallon d’Emaney. La première partie de la descente est assez
raide. En face de nous se dessine le col de Barberine qui peut être une
variante possible pour raccourcir le Tour sur sa fin de parcours (environ 1
heure). Mais notre itinéraire suit le vallon en aval (plein est) de Belle Combe
pour passer à l’alpage d’Emaney (1855 m).
Un lieu incontournable avec sa fromagerie et son
brin d’authenticité de vie à l’alpage. Après le bon verre de lait partagé,
attaquer la montée soutenue vers le lac de Blantsin (2148 m) entre les vernes
et les roches moutonnées, témoins du passage des glaciers. Jusque là le sentier
est bien marqué mais restez attentif sur le cheminement de l’itinéraire qui se
faufile à travers des vires, des combettes ou encore de gros dos de baleines
polis par les glaciers. Une dernière combe avant de distinguer le col de
Fénestral, situé à 2451 m, avec, à sa gauche la Dent de Fénestral ou Beaumont
(2579 m) chapeautée d’une belle croix.
Sur le versant Plat des Marais et alpage de
Fénestral, de l’autre côté du col, ce ne sont pas moins de 600 mètres de
descente qu’il va falloir encore se mettre dans les genoux. Sur notre droite
les Rochers Rouges dessinent une longue arête conduisant au Bel Oiseau (2628
m), sommet surplombant le barrage d’Emosson d’où nous sommes partis il y a
quatre jours. Vers l’alpage de Fénestral (1797 m), prendre le chemin à droite
en direction du sud. Ce chemin en balcon nous ramène à Emosson, et nous offre
une vue imprenable sur le massif du Mont Blanc ainsi que le haut de la vallée
du Trient.
Eau : Non
Restauration : Non
Ravitaillement : NonCette étape passe le long du lac d’Emosson pour
monter en direction du barrage du Vieux-Emosson (2206 m) et contourner ce
dernier par sa rive gauche pour rejoindre après une brève montée d’une
vingtaine de minutes le site des traces de dinosaures (2400 m).
Prendre ensuite le sentier qui mène au col du Vieux
(2572 m) et qui se poursuit dans une montée soutenue jusqu’au point culminant
du Tour: le Cheval-Blanc (2830 m). Magnifique panorama d’où l’on côtoie d’un
seul regard aussi bien les Alpes Bernoises, la Plaine du Rhône, les Alpes
Valaisannes, le massif du Mont-Blanc, le Chablais ou encore le Jura. D’ici,
légère descente en direction du Lac de plan du Buet en passant par la Combe du
même nom. Cette portion de l’itinéraire est certainement le bout le plus engagé
du Tour en cas de mauvaise météo, surtout par temps de brouillard (manque de
balisage).
Du lac, le sentier part en direction des Frètes du Grenier en passant devant le Grenier de Commune (2775 m) et la Cathédrale (2498 m), pour poursuivre dans un labyrinthe de gros blocs calcaires enchevêtrés comme des châteaux forts. Sur notre gauche, l’immense et sauvage face ouest du Mont-Buet. C’est dans la descente, à l’altitude de 1974 m que se trouve le refuge du Grenairon.
Eau : Non
Restauration : Non
Ravitaillement : Non
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